Consulter un dossier médical depuis un pays voisin : c’est possible au Benelux !

L’histoire peut se raconter ainsi : vous êtes en vacances à l’étranger et vous avez un ennui de santé. À l’hôpital où vous allez vous trouver, il suffira au médecin d’appuyer sur une seule touche afin d’être au courant de vos antécédents médicaux. En e-santé, un système qui se déploie de plus en plus au Benelux et partout ailleurs en Europe va sans doute représenter une précieuse avancée dans le domaine médical. Son principal objectif est d’éviter de répéter les examens médicaux qui ont déjà été effectués et surtout d’intervenir de manière beaucoup plus efficace.

Les choses bougent

Bien que le concept d’e-santé ne se développe pas encore suffisamment en Europe, les choses bougent du côté du Benelux, principale source d’inspiration pour les autres pays. En 2011, l’Union Européenne avait déjà suggéré le partage sans frontières des informations relatives aux patients. Depuis lors, on peut dire que l’e-santé peut compter sur un intérêt politique grandissant bien que beaucoup de choses doivent être améliorées au sein de l’UE. En effet, l’e-santé sans frontières est assez difficile à mettre en place dans certains pays.

La principale cause : la traduction médicale de certains documents d’une langue à une autre. Il est aussi très important de renforcer la confiance dans les systèmes respectifs en tenant en compte le caractère très personnel et sensible des informations à partager. En ce sens, il faut dire que les patients ont deux attentes très claires : ils souhaitent que le système fonctionne bien tout en exigeant des garanties quant à la protection de leur vie privée. Accroître cette confiance afin de la traduire en résultats concrets est précisément les points essentiels du Benelux.

Un projet qui fait appel à la coopération

Les soins médicaux transfrontaliers posent toujours la question de la coopération entre les États. En effet, le développement de l’e-santé s’inscrit logiquement dans l’évolution d’un Benelux beaucoup plus tourné vers le numérique. Une étude a d’ailleurs permis de comprendre les flux de patients à l’intérieur de cet espace. Avec la France et l’Allemagne, on a pu compter jusqu’à 200.000 personnes qui bénéficient de soins médicaux dans un pays voisin. Un chiffre considérable qui fait du Benelux un laboratoire idéal pour réaliser le test de ces échanges frontaliers d’informations médicales à travers la traduction médicale. D’ailleurs, les responsables des pays de la zone se sont déjà rencontrées afin d’étudier les accords qu’il faudrait mettre en place afin de pérenniser cette coopération.

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